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VALÉRIE JOUVE ET VIVIEN AYROLES

Marseille – Jéricho
Palais de Luppé - Conversation photographique Olympus
Rencontres d’Arles, 2 juillet – 26 Août 2018

En 2018, Valérie Jouve rencontre Vivien Ayroles, fraichement diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure de la Photographie. Ils initient ensemble un nouveau travail, avec pour ancrage l’envie de Vivien de suivre le lit du ruisseau des Aygalades à Marseille. Dans le sillage d’un cours d’eau enfoui et oublié de ses habitants, longeant sur quelques kilomètres les collines, les cités, les vieux bourgs et les quartiers en reconversion de la ville, le jeune photographe découvre une géographie minérale, végétale, industrielle, souvent accidentée et heurtée par les projets d’aménagements urbanistiques à grande échelle. Entre ouverture des perspectives et murs aveugles, il s’attache à l’environnement, observe et collecte des formes et des sujets en quête de vitalité, joue des points de vue et compose avec les aspérités des lieux. Depuis Jéricho, Valérie Jouve reçoit les images de Vivien. Les paysages marseillais, dont elle s’imprègne avant de partir arpenter le territoire qui l’entoure, nourrissent son imaginaire. Une déambulation qui l’amène à observer à son tour, trouver dans les terres palestiniennes des correspondances visuelles, sensibles, des similitudes formelles ou poétiques.

In 2018, Valérie Jouve met newly minted graduate Vivien Ayroles. Together, they started working on a new project anchored by Vivien’s desire to explore Aygalades Creek in Marseille. The young photographer followed the buried, forgotten waterway for several kilometers through hills, public housing estates, old suburbs, and the city’s gentrify- ing neighborhoods, discovering an often rugged mineral, vegetal, and industrial geography, sometimes coming up against large-scale urban planning projects. Wending his way between open perspectives and blind walls, he became attached to the environment, observing and col- lecting forms and subjects in search of vitality, playing with points of view and dealing with the area’s ruggedness. In Jericho, Valérie received images of Vivien’s Marseille landscapes, poring over them before exploring the territo- ry around her, feeding her imagination. Her wandering led her to observe in turn. She found perceptible visual rela- tionships and formal or poetic similarities in the Palestinian lands. The dialogue continued and the photo exchange grew, enriched by landscapes and the other’s gaze. A few shards of freedom and life, whose traces the pictures cap- ture, poke through the order and disorder of urban plan- ning. The places may have changed, but a common thread seemed to connect them.